Voyager et travailler, l’avantage d’Internet

Après ces articles un peu sérieux sur l’apprentissage, voici un article pour donner un peu de news perso. Après tout, c’est aussi le but d’un blog, non ?

Je suis devenu « Location Independent »

Comme vous le savez peut-être, un de mes souhaits lorsque je me suis lancé dans la création de MosaLingua était d’avoir la liberté de pouvoir voyager et découvrir d’autres pays, cultures, tout en continuant à travailler (car mon travail sur MosaLingua est aussi une passion, et j’aurais du mal à m’en passer). Internet a créé une nouvelle génération de travailleur qui n’est pas dépendant d’un lieu (en anglais, location independent). En général, ce sont des blogueurs, ou des freelances qui choisissent de voyager tout en continuant à travailler. J’avoue que c’est en lisant régulièrement des blogs très inspirateurs  des représentants de cette nouvelle espèce que j’ai eu envie de me lancer sur MosaLingua. (voir par exemple le blog de Benny the Irish Polyglot qui change de pays tous les 3 mois, tout en apprenant la langue du pays)

Je n’en n’avais pas encore parlé, et vous n’avez sûrement rien remarqué, mais cela fait plus de 9 mois que je ne suis plus en France. J’adore la France, et surtout ma ville de Lyon, mais j’aime aussi beaucoup voyager et découvrir de nouveaux pays et cultures. Depuis que MosaLingua fonctionne suffisamment bien, j’ai eu envie de profiter de mon nouveau statut de location independant pour faire des voyages de longue durée, ce qui permet de rencontrer la population locale, et de découvrir le mode de vie et la culture du pays. Cela ne coûte pas plus cher que de rester en France, car nous pouvons louer des appartements meublés, et cela permet de travailler en même temps, tout en profitant des WE pour visiter des lieux touristiques. En 9  mois, nous avons vécu dans 3 pays différents, et j’ai visité 2 autres pays. Et durant ces 9 mois, j’ai travaillé sur MosaLingua avec Luca qui est à Lyon, ainsi qu’ avec ma graphiste qui est française, mais qui habite en Suisse. J’ai aussi travaillé avec une traductrice qui habite au Canada, une prof d’anglais en Nouvelle-Zélande et une autre aux Etats-Unis, ainsi qu’un Russe qui m’aide sur le développement d’un projet secret, et j’en passe… Bref, avec internet, les distances n’existent plus ! Voici donc un petit récit du commencement de nos aventures.

Le départ

1 an après le lancement de la première application MosaLingua, nous (mon épouse et moi) avons eu l’opportunité de nous lancer et de partir. Nous avons tout d’abord vidé notre appartement à Lyon, en vendant ou en donnant à des amis ou à des associations tous nos meubles et autres biens accumulés aux fils des années. Eh bien je peux vous dire que nous avons été étonnés du nombre de choses plus ou moins utiles dont il a fallu nous débarrasser, et pourtant, on est loin d’être des acheteurs compulsifs. Pronti per partire! Même si on pensait ne pas être très matérialistes, cette étape a été à la fois difficile et libératrice. Au final, nous n’avons gardé que ce dont nous avions réellement besoin, et cela tient dans une valise chacun de 23 kg ! C’était déjà le début de la liberté, un sentiment excitant, et un peu effrayant à la fois. Mais le fait de quitter notre confort matériel n’était pas grand-chose, il a fallu aussi dire au revoir à notre famille, nos amis, notre ville avec nos habitudes. Ça aussi c’est difficile, même si on sait que l’on reviendra régulièrement, et que notre départ n’est pas définitif, on est bien sûr libre de revenir lorsqu’on en aura envie.

Destination du voyage

Bon alors partir, oui, mais où ? J’aime beaucoup la langue espagnole, et la culture Latino Américaine que je connais un peu grâce à nos amis Latino en France et suite à mon voyage en Colombie. Et du fait des origines d’Alejandra (mon épouse), c’est naturellement que nous nous sommes dirigés vers l’Amérique Latine, et plus précisément au Mexique, un pays que nous ne connaissions pas tous les deux, mais sur lequel nous avions entendu beaucoup de bien.

Le Mexique

Nous sommes restés presque deux mois là-bas, et c’était une expérience intense. Nous avons été très bien accueillis par un ami mexicain, que l’on avait rencontré en France. Nous avons pu visiter de très beaux endroits, sans être pressés par le temps. Je crois que je ne supporte plus les visites expresses et trop planifiées, dont le seul but est de collectionner des photos de paysages et des monuments que l’on montre plus tard avec une certaine fierté à son entourage. Bref, nous avons visité la partie sud du pays, en prenant le temps de nous poser dans les endroits où l’on se sentait bien. Oaxaca, Mexique Je profitais quand même de certains moments pour continuer à avancer sur MosaLingua et à répondre aux mails, mais sans prendre cela comme une corvée. Quel plaisir que de travailler dans un bureau improvisé, face à la mer : Vue de mon bureau improvisé, dans une paillote face à l'océan pacifique (Mazunte, Mexique) Nous avons vu de très belles choses. Le Mexique est un très beau pays où la culture précolombienne est encore très présente. Les nombreux monuments nous rappellent l’importance de cette civilisation. Piramides Maya, Molte Alban, Oaxaca

La nécessité de parler une langue étrangère pour profiter d’un voyage

Nous avons également rencontré de nombreuses personnes mexicaines ou des étrangers issus de nombreux pays. La rencontre est un des aspects que j’aime le plus dans les voyages, et pour cela la connaissance de l’espagnol et de l’anglais est indispensable. Mais il n’y a pas besoin d’être bilingue pour échanger avec quelqu’un. J’ai remarqué qu’en Amérique Latine, les gens étaient très contents lorsqu’un étranger s’exprime un peu en espagnol. Il faut savoir qu’il y a énormément de touristes qui ne prennent même pas la peine d’apprendre le minimum de politesse. Alors lorsque l’on parle un peu en espagnol, les regards changent, on n’est plus un gringo de base, et si l’on s’intéresse réellement au pays, on peut se faire facilement des amis. Il n’y a pas besoin d’avoir un très bon niveau, les gens sont très patients, et les fautes que l’on peut faire n’empêchent pas la communication et ne vous discréditent pas, elles soulignent au contraire les efforts que vous faîtes pour apprendre la langue.   Voyager ou se poser ? Après en avoir pris plein les yeux, nous avons ressenti le besoin de nous installer. Il est vrai qu’il est difficile de travailler efficacement lorsque l’on mène une vie nomade. Comme j’ai beaucoup d’idées pour améliorer MosaLingua, le fait de ne pas pouvoir avancer aussi vite avait tendance à me frustrer. Et puis l’on ressentait aussi le besoin de nouer des liens plus durables, de se poser, et d’avoir des activités régulières (sport ou autre). Alejandra recherchait également un travail ou un volontariat dans le domaine social ou humanitaire, mais cela s’est avéré plus difficile que prévu au Mexique (VISA, etc.). Je n’écris pas cela pour faire des envieux (j’ai longtemps hésité avant de publier cet article), d’ailleurs, ce style de vie n’est, je pense, pas adapté à tous le monde (même si je pense que c’est de nos jours accessible à tout le monde). C’est vrai que vivre loin de chez soi n’est pas non plus facile tous les jours, nous avons eu quelques mauvaises expériences et des moments difficiles. Mais c’est une expérience extraordinaire et très riche, et je suis conscient de ma chance, et je remercie chaque jour les utilisateurs de MosaLingua qui rendent possible ce style de vie. Nous sommes donc actuellement installés dans un autre pays d’Amérique Latine, mais ce pays mérite un article à lui tout seul, donc si cela vous intéresse (faites-le-moi savoir), j’écrirai un article sur notre vie actuelle (lorsque j’aurai le temps et l’inspiration comme ce soir). A vous maintenant, pensez-vous que cela change tout lorsque l’on parle la langue du pays où l’on voyage ? N’hésitez pas à répondre dans les commentaires ci-dessous :

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Comments

  1. Pierrel anne says:

    Bonjour et merci beaucoup pour cet article. Ton experience fait effectivement rêver mais tu prêches une convaincue… Apprendre une langue, c est deja faire un pas vers l autre, lui accorder un certain respect et de l intérêt pour sa culture. Il me semble même que c est une étape incontournable si l on attend que le voyage soit un espace d’ échange et de rencontre. Au delà de la langue, je pense qu il est d’ ailleurs important aussi d’ accepter de partager la façon de vivre des personnes que l on rencontrent . Mon plus beau souvenir de voyage, c est lorsqu’ au Burkina faso, nous avons voyagé sur le porte bagage de deux mobylettes avec un coussin sous les fesses. Deux amis burkinabé étaient venus nous chercher et mettaient un point d’ honneur a nous accueillir le mieux possible. Même apres 7h de taxi brousse qui avaient ete éreintants, les 2h de mobylette qui ont suivi ont ete un des souvenirs les plus sympas du séjour, la douche a la calebasse sous les étoiles , la nuit dans une tente peule, un vrai délice!!! Je crois que les liens que nous avons tissés n auraient jamais ete les mêmes si nous étions arrivés en 4×4…

  2. Merci pour cet article.

    Certes, il y a plein de blogs sur les travailleurs « location independent », sur les blogueurs-voyageurs, sur les « digital nomads » mais je ne peux que t’encourager à poursuivre et à approfondir ce genre de billets.
    Ta vraie plus-value, c’est l’intégration, l’assimilation de la langue dans le pays hôte, c’est en lien direct avec ton thème je trouve (et y mêler des anecdotes perso, c’est toujours sympa, connivent et illustratif!).

  3. Cécilia Emere says:

    Merci pour ce bel article. C’est très agréable de connaître de plus près la personne qui a fondé une application que l’on pratique tout les jours. Merci pour votre générosité et sincérité. Ça fait envie votre histoire, mais… les enfants… le travail… la peur… Bref, ce n’est pas pour maintenant, mais apprendre l’anglais avec cet outil si accéssible et adaptable, c’est déjà de tous petits pas quotidiens vers d’autres possibles que je n’aurai même pas soupsonné il y a quelques mois. Merci mille fois pour avoir fait ce qui vous passionnait.

  4. Sami008 says:

    Merci pour cet article.
    Super intéressant et bien écrit !
    Ça donne envie de faire sa valise et de partir à l’aventure.
    (PS : je pense que parler la langue du pays où l’on voyage change totalement la qualité du voyage pour peu que l’on rentre en contact avec les locaux.)
    Enjoy.

  5. C’est vraiment la plus belle chose que de pouvoir être libre dans la vie, en particulier quand on est bien accompagner. Je ne peux te souhaiter que de continuer comme ça, de vivre de ta passion,de parcourir notre merveilleuse planète et d’en profiter au maximum.
    Sinon merci pour mosalingua et merci de nous faire partager les débuts de cette succes story car j’en suis sûre, ce n’est qu’un début.

  6. Merci pour vos gentils commentaires !
    J’en déduis que cette thématique vous intéresse aussi.
    C’est vrai que je devrais plus parler de mon expérience par rapport à l’apprentissage des langues. Je vais essayer de le faire plus, même si la gestion de MosaLingua, des prochains projets et de sa petite équipe m’occupe déjà pas mal 🙂
    (en attendant, dans le prochain article, un utilisateur de MosaLingua partagera son expérience d’apprentissage)

  7. Clexia says:

    Merci Sam pour votre article bien sympathique.
    Nous avons trois filles à qui nous avons donné l’envie de bouger : une est certes à Paris mais les autres sont en Angleterre et aux états unis (ce qui explique l’envie de se perfectionner en langue anglaise). Profitez de votre condition au maximum…. Cette semaine à Lyon c’est la fête des lumiéres et promis le 8 en mettant mes lampions j’aurai une pensée pour vous. J’espére que vous continuerez à nous conter vos aventures. À bientôt. Une lyonnaise…..

  8. Merci beaucoup Clexia ! Pour le 8, Lyon va me manquer, mais il faut savoir qu’en Amérique Latine aussi il y a des fêtes & illuminations le 8 décembre, j’ai hâte de voir ça 🙂

  9. N’importe qui peut gagner de l’argent sur le Web en utilisant cette méthode secrète !
    Chaque jour, des millions de personnes naviguent sur internet, et il existe des centaines de façons d’en tirer profit

  10. Tanya says:

    Ayant reçu mon nouveau i-phone, je tombe sur votre site et j’en suis ravie et enchantée par votre blog.

    Je suis anglaise, à Paris depuis 26 ans, travaillant depuis toujours avec l’international et je cours toujours après le temps… J’ai adopté le vélo car je n’ai pas le temps d’aller à la gym, et le I-phone va devenir mon prof d’espagnol grace à vous, puis italian par la suite.

    J’adore voyager, les langues, les rencontres – vous avez tout compris et je serais ravie de suivre vos aventures à travers le globe. Comme je vais partir à Costa Rica au mois de décembre j’ai trop envi de pouvoir communiquer avec les gens du coin au lieu de me débrouiller avec mon mélange francais-anglais-espagnol-italian…..

    Je vous souhaite une très bonne continuation!

    Tanya

    • Merci Tanya!
      Oui, je suis fan du vélo aussi. Quand je pense que des gens s’enferment dans une salle de gym pour pédaler sur un velo qui n’avance même pas 😉
      Bon apprentissage et bons voyages ! J’ai entendu beaucoup de bien du Costa Rica, mais je ne connais pas (encore).

      Sam

Trackbacks

  1. […] Comme j’en ai souvent parlé dans ce blog, j’ai toujours rêvé de voyager, de découvrir de nouveaux pays et cultures. J’avais déjà pas mal voyagé, mais seulement pour des vacances, rendant trop superficielle à mon gout la découverte du pays, de la culture et de la langue. Grâce à internet, il est possible de travailler sans notions de distances et de pays. L’équipe de MosaLingua est en effet éparpillé dans le monde. […]

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