Nicolas, un utilisateur de MosaLingua nous partage sa méthode d’apprentissage et ses critiques

J’ai décidé de partager de temps en temps des petites interviews d’utilisateurs de MosaLingua. Je pense que c’est très sympa, surtout pour connaître les différentes façons d’apprendre et pour partager certaines astuces d’apprentissage. Aujourd’hui, voici l’interview de Nicolas, un utilisateur de MosaLingua très sympa :

nicolas photo profil recadréeBonjour Nicolas, pourrais-tu te présenter ?
Bonjour Sam, je m’appelle Nicolas Berclaz, j’habite en Suisse et j’ai 41 ans. Je suis marié et j’ai 2 enfants en bas âge.

Tu apprends l’espagnol, n’est-ce pas ?
Oui, c’est ça. J’ai commencé en début d’année avec comme but de pouvoir converser avec ma belle famille d’Espagne.
Pourrais-tu partager avec nous ta méthode d’apprentissage ?
Comme je dispose de peu de temps, j’ai cherché sur Internet un système pour apprendre efficacement. J’ai fini par sélectionner Mosalingua pour plusieurs raisons:
– le temps: je voulais une application utilisable dès que j’ai un petit moment de libre plutôt que d’y passer 30 minutes à la suite;
– l’immersion: je voulais pouvoir pratiquer régulièrement, tout au long de la journée;
– la répétition: afin d’apprendre du nouveau en révisant l’ancien et en répétant souvent pour mémoriser;
– le fun: quelque chose de sympa que j’allais continuer à utiliser sur la durée.
J’ai ensuite défini un objectif, mon rythme de croisière: apprendre 15 nouveaux mots chaque jour. Et j’ai tenu ce rythme durant plus de 6 mois, jusqu’à connaître environ 3000 mots.
Félicitation pour ton apprentissage et ta régularité Nicolas !
Merci ! Aujourd’hui je continue avec les révisions sur Mosalingua, mais j’avoue avoir décroché pour les nouvelles expressions: j’en suis à la conjugaison des temps et j’ai du mal à accrocher avec cette méthode.
Ah oui ? J’ai appris une partie de la conjugaison espagnole avec MosaLingua et on prévoit de rajouter prochainement encore plus de conjugaisons. Quel serait selon toi une meilleure façon d’apprendre la conjugaison dans l’application ?
Personnellement j’ai de la peine à me représenter le passé simple ou l’imparfait. J’ai une vision instinctive de l’apprentissage d’une langue et je rechigne donc à faire des efforts de mémorisation: je sais que je vais mémoriser sur la durée. Mais là je bloque car j’ai peu d’accroche: une représentation sous forme d’image ou d’illustration me parlerait certainement mieux.
Oui, je suis d’accord, la difficulté de l’espagnol est la conjugaison. Mais si je comprends bien, c’est plus par rapport aux cas d’utilisations que tu as du mal, car sinon, malheureusement, l’apprentissage de la conjugaison est surtout une affaire de mémorisation.
Et sinon, tu pratiques un peu en dehors de l’application comme on le conseille sur le blog ?

Oui, en parallèle, j’écoute des podcasts ou la radio que je comprend de mieux en mieux. Un dictionnaire iPhone me permet de chercher rapidement les mots dont j’ignore la signification. Au début, j’ai introduit quelques mots inconnus dans l’application MosaLingua, mais sans le son, pour moi ça ne fonctionne pas aussi bien (je suis un auditif).
Cela tombe bien que tu dises cela, car si tout va bien, dans la prochaine mise à jour, il y aura du son sur les cartes perso (avec une voix de synthèse, mais c’est toujours mieux que rien).
Ah, c’est parfait !
Sinon, j’ai aussi emprunté quelques livres espagnols à la bibliothèque, mais ne les ai jamais lus. Je préfère l’écoute, que je peux pratiquer en faisant une autre activité. Avec Mosalingua j’ai acquis la motivation avec plaisir.
Oui, tu as raison, il est important de pratiquer avec ce que l’on aime ou ce que l’on peut faire.
Aujourd’hui je me perfectionne avec un programme qui s’appelle Rosetta Stone et me permet d’aller plus loin, notamment avec une interface plus visuelle.
Ah, oui, je connais bien, j’avais testé Rosetta Stone, mais je n’avais pas accroché (en plus, si je me rappelle bien, cela coûte plusieurs centaines d’euros…). Benny l’avait aussi testé sur son blog.
Selon toi, que pourrait-on faire pour améliorer MosaLingua tout en restant dans la philosophie (abordable, prend peu de temps/courtes sessions, les 20% qui servent dans 80% des cas, etc.) ?
Je trouverais intéressant d’associer des images aux mots ou expressions. Je trouve également que, pour certains mots, un contexte serait le bienvenu (apprendre une expression ou un bout de phrase plutôt qu’un mot isolé).

J’ai longtemps refusé d’ajouter des images dans MosaLingua, car je pense que cela peut perturber l’apprentissage. En effet, les techniques de mémorisations avec des images mentales propres à soi-même sont beaucoup plus efficaces si on les maîtrise bien.  Mais comme beaucoup de personnes le demandent, on pense rajouter des images sur les cartes qui s’y prêtent le plus (avec une option pour ne pas les afficher).
Pour ce qui est du contexte, je suis tout à fait d’accord avec toi, c’est très important. On a rajouté récemment les liens externes pour avoir plus de contexte, et  nous sommes justement en train de travailler avec les différents professeurs pour ajouter encore plus de phrases d’exemples pour les mots qui en ont besoin.
OK super. Sinon, il y a la possibilité d’écouter les dialogues, ce que j’ai très peu fait. Je trouve cependant intéressant que ces dialogues soient intégrés au système SRS. J’aurais cependant aimé qu’ils le soient dès le début. Je trouverais également utile d’avoir des dialogues progressifs: apprendre les mots « manger », « fourchette », puis l’expression « je mange », puis « je mange avec une fourchette », puis « je mange les pâtes avec une fourchette », etc. Voilà mon avis de néophyte.


Pour ce qui est des dialogues, on va en rajouter prochainement avec Fabrice du site instinct-voyageur. On veut éviter que cela soit trop facile, car lorsqu’on apprend une langue, il faut s’habituer à se mettre dans des situations d’inconfort et de challenge, si c’est trop facile on progresse beaucoup moins vite.
En fait, il est important de s’habituer très rapidement à du contenu difficile, même si l’on ne comprend pas beaucoup. Les gens dits « doués en langues » ont développé une capacité à deviner des mots en fonction du contexte et s’accommodent des imprécisions de compréhension. Je vous conseille de voir cette conférence très intéressante sur ce sujet.

Merci beaucoup Nicolas de nous avoir consacré un peu de ton temps.

Merci à toi Sam de consacrer beaucoup de temps et d’efforts au développement et à l’amélioration de cette application qui m’a permis d’apprendre agréablement les bases de l’espagnol.

 

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Comments

  1. Evelyne Voumard says:

    Je trouve cette méthode très motivante, elle rend vaguement accro… Et c'est ma fille de 19 ans qui me l'a recommandée, ce qui me fait particulièrement plaisir.

  2. Salut,

    J’aime beaucoup les interviews des « linguistes » ou même des personnes commençant à apprendre les langues car c’est le moyen parfait d’avoir des exemples de choses qui marchent et qui ne marchent pas, du coup ça donne pas mal d’idées et ça motive 🙂

    Apprendre 3000 mots en six mois c’est énorme! Je pense qu’avec 1500 mots on peut pas mal se débrouiller dans une langue, mais avec 3000 mots, on doit avoir une base de vocabulaire suffisamment solide pour comprendre 80% de ce qu’on nous lit/entend. Après bien sûr il faut bosser la conjugaison, la structure des phrases, etc…

    A +

    Florent

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