Interview de Cédric, membre de l’équipe de MosaLingua et polyglotte nomade

L’équipe de MosaLingua a bien changé ces derniers temps car nous avons accueilli en notre sein de nouveaux visages. Parmi eux, on compte Cédric, un polyglotte français qui a décidé de nous rejoindre et de partager sa passion des langues étrangères avec nous. Pour ceux qui communiquent avec nous par mail au sujet de nos applications, c’est Cédric qui répond à vos messages. Toujours en déplacement à l’étranger, il est de retour pour quelque temps en France. Nous avons décidé de saisir l’occasion pour vous le présenter et lui poser quelques questions.

Interview de Cédric

Interview de Cédric

Interview de Cédric, membre de l’équipe de MosaLingua et polyglotte nomade

Bonjour Cédric, pourrais-tu te présenter ?

Bonjour, donc moi c’est Cédric, j’ai 34 ans et je travaille depuis un peu plus d’un an avec MosaLingua. Comme tout le monde dans l’équipe, je suis également un « mordu » de voyages et de langues étrangères avec un penchant pour l’informatique et les nouvelles technologies. Je travaille à distance, donc j’en profite également pour découvrir le monde tout en contribuant à l’aventure de MosaLingua. Avant cela, je travaillais dans l’informatique en France et au Royaume-Uni.

Comment es-tu tombé dans les langues étrangères ?

J’ai commencé à m’intéresser aux langues étrangères, et surtout à l’anglais, quand j’ai commencé à découvrir les jeux vidéos et l’informatique étant adolescent. A l’époque, pas mal de choses n’étaient qu’en anglais, et donc tu passais beaucoup de temps dans le dictionnaire pour pouvoir résoudre tels bugs ou… passer au niveau supérieur de ton jeu vidéo ! Cet intérêt s’est transformé en passion dès que j’ai quitté la France pour mon cursus universitaire à l’étranger en tant qu’étudiant Erasmus. Le fait de me faire plein d’amis d’horizons si divers m’a donné envie de les connaître un peu plus. Et en commençant par de simples moments de rigolade, on apprend quelques mots d’une langue, on les répète régulièrement, on en ajoute quelques-uns en plus… Jusqu’au jour où l’on se rend compte que l’on peut communiquer dans la dite langue ! Le ressenti est tellement génial, on a l’impression qu’il n’existe plus de barrières entre soi et autrui. Forcément, on a qu’une envie, c’est d’aller toujours plus loin ! C’est pour cela que je suis resté vivre là-bas pendant quelques années et que j’ai continué à voyager ensuite.

Interview de Cédric

De passage devant les tours Petronas à Kuala Lumpur (Malaisie). Ces tours jumelles ont été les plus hautes du monde pendant un temps.

Quelles langues parles-tu alors ?

L’anglais avant tout pour avoir vécu au Royaume-Uni et aux États-Unis. C’est plus qu’une deuxième langue pour moi, car mes livres, films, séries ou sites web sont à 90% en anglais. Ensuite, l’espagnol pour le grand nombre d’hispanophones que j’ai rencontrés et qui sont devenus de grands amis par la suite. Ensuite viennent l’italien et l’allemand que j’ai appris par les hasards de mon parcours scolaire et que je pratique dès que j’en ai l’occasion. Enfin, je commence enfin à pouvoir m’exprimer en japonais après avoir rencontré beaucoup de Japonais en voyage qui ont bien voulu m’enseigner leur langue et qui m’ont ouvert les yeux sur ce pays incroyable. Je viens de commencer à étudier le thaï suite à mon dernier voyage dans ce pays, et je pense commencer à étudier le mandarin d’ici quelque temps.

Quelles sont tes motivations pour apprendre toutes ces langues ? Tu arrives à ne pas t’éparpiller ?

Je me demande bien par moment pourquoi je me complique autant la vie ! Sérieusement, je suis d’un naturel assez ouvert vers autrui et surtout très curieux. Apprendre une langue, c’est pour moi découvrir tant de choses, car on se projette dans l’esprit de gens qui sont très différents de nous. De plus, il y a un côté défi intellectuel que je trouve très satisfaisant dans cet exercice. On devient fier de soi quand on est enfin capable de déchiffrer un texte, une vidéo ou une chanson étrangère. Alors oui, on se perd un peu à force de vouloir toujours aller plus loin, mais on sait également comment fonctionne la mémoire. Quand une chose est apprise, on ne l’oublie jamais vraiment. Même si je passe d’une langue à une autre, je sais que je ne perds pas mon temps, car je sais que je retrouverai mes acquis plus tard, quand je m’y remettrai suite à un voyage ou des rencontres.

Que fais-tu dans MosaLingua ?

Je m’occupe du support client en français pour fournir une assistance aux utilisateurs de MosaLingua et déceler d’éventuels bugs. Je travaille également à la gestion du contenu des applications. Je travaille donc avec les professeurs et les autres intervenants pour améliorer et enrichir le contenu des applications. Enfin, je contribue au blog et à l’amélioration de nos sites web.

Pourrais-tu partager avec nous ta méthode d’apprentissage ?

Bien sûr, j’utilise MosaLingua tous les jours ! 😉 Je suis également les conseils de notre blog pour la plupart. Je pense toutefois que la puissance de la répétition espacée fait la différence à la fin. En fait, je me répète régulièrement des phrases toutes faites et simples, jusqu’à ce qu’elles restent ‘collées’ dans ma tête. Il s’agit de phrases simples comme « Je vais à la maison » ou « Il veut manger du pain », qui permettent de comprendre rapidement la structure d’une phrase dans la langue. Après ça et quelques mots fondamentaux, on peut commencer à s’exprimer rapidement. Et je contourne l’écueil des mots que je ne connais pas avec des périphrases… et beaucoup de gestes ! Une fois que l’on sait faire cela, on peut communiquer. Le reste n’est que de l’accumulation de vocabulaire et de syntaxe. C’est à ce moment que l’immersion devient intéressante car les fondations étant jetées, on peut étoffer sa compréhension et son expression de la manière la plus rapide en « vivant » la langue, et non en la subissant dans un cours de langue.

Tu as des astuces d’apprentissage particulières ?

Je pense que la clé est dans son approche de l’apprentissage en général. Avant toute chose, il ne faut surtout pas verser dans la pensée négative et se dire que l’on est nul en quoi que ce soit. Apprendre une langue est à la portée de tout le monde, plein de gens l’ont fait et continue de le faire au quotidien. Je ne vois pas les langues comme faciles ou difficiles, mais plus comme des choses qui prendront plus ou moins de temps à apprendre. C’est pour ça que je conseillerais de prendre cet apprentissage comme quelque chose que l’on cultive petit à petit, jour après jour. Il est normal de se décourager par moment, tout le monde passe par ces instants (moi le premier !). Mais ce qui compte à la fin, c’est de continuer à pratiquer. Enfin, le plus important est d’apprécier chaque petite réussite et de se rendre compte de ses progrès accomplis. La première phrase prononcée, le premier texte lu, la première fois que l’on se fait comprendre… Ce sont ces moments qui donnent la motivation de continuer et d’aller plus loin !

Merci Cédric pour cet entretien ! 🙂

Vous avez aimé cet article ? Rejoignez gratuitement le club de MosaLingua

Plus de 100 000 personnes en profitent, pourquoi pas vous? C’est 100% gratuit :

Articles qui peuvent vous intéresser :

Speak Your Mind

*