Rencontre avec Rebecca, une assidue de MosaLingua québécoise

Lors d’un échange par email, nous avons eu l’occasion de rencontrer Rebecca, une utilisatrice canadienne de MosaLingua Espagnol. Elle nous a beaucoup parlé de ses voyages en Amérique du Sud et de ses progrès dans la langue espagnole. Devant tant d’enthousiasme, nous avons voulu en savoir plus sur son approche pour apprendre les langues étrangères et partager avec vous sa recette du succès dans l’apprentissage d’une langue. Nous avons donc décidé d’interviewer Rebecca et de partager avec vous ses secrets pour apprendre une langue.

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Interview de Rebecca, québécoise et passionée d’espagnol

Bonjour Rebecca, et merci pour ta contribution. Peux-tu nous parler un peu de toi pour commencer ?

Bonjour à tous, j’ai 59 ans et je travaille auprès des personnes handicapées intellectuelles. Je suis particulièrement attirée par tout ce qui sort de l’ordinaire, marcher hors des sentiers battus. Lorsque je voyage, je recherche donc les endroits non touristiques. J’aime rire, être surprise, improviser avec d’autres musiciens, danser. J’adore trouver la meilleure façon d’avoir un maximum d’efficacité pour un minimum d’effort.  C’est d’ailleurs ce qui m’a plu chez MosaLingua. 🙂

 

Quel était ton rapport avec l’apprentissage des langues à l’école ?

Je n’aimais pas l’école et le cours de langue m’ennuyait à mourir. Je n’en voyais pas l’utilité puisque tous parlaient français autour de moi.  On riait souvent de mon gros accent. J’étais convaincue que je n’avais aucun talent dans ce domaine. Il y avait aussi au Québec un vent de séparation à cette période alors en guise de contestation j’étais fière de ne pas parler l’anglais.

 

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Qu’est-ce qui t’a poussée à aller plus loin dans ton apprentissage de l’espagnol (ou d’autres langues)
Pour l’anglais, c’est d’abord un voyage en Europe qui m’a poussée à vouloir l’améliorer. C’était la seconde langue que les voyageurs et plusieurs natifs parlaient. C’est vraiment là que j’ai commencé à en comprendre la valeur et que j’ai voulu m’améliorer.

Pour l’espagnol, ça a débuté il y a 3 ans, lors d’un projet avec des amis. On voulait  créer une communauté en Amérique du sud. J’avais étudié un peu avant mon départ et durant le voyage, mes plus beaux moments ont été ceux où j’ai pu communiquer avec des natifs, mieux les connaître et sortir un peu du « ghetto touriste »

Après 8 mois, j’ai dû retourner chez moi et j’ai cherché des moyens pour améliorer ce que j’avais acquis dans l’espoir de voyager encore dans ces régions.

 

Tu nous as parlé de ton immersion en espagnol. Comment as tu senti que cela t’apporterait beaucoup dans ton apprentissage ?
Le fait que je n’étais pas seule pendant une bonne partie du voyage m’a donné moins d’occasions pour échanger avec les locaux. L’immersion a plus servi à goûter à la culture, tomber amoureuse de leur musique, leur manière de vivre, leur sourire…

Quebec

 

 

Peux-tu décrire ce que tu fais au quotidien pour reproduire cette immersion?
J’ai commencé par regarder des films en espagnol sur YouTube puis j’ai essayé diverses applications que j’ai fini par abandonner soit parce que trop chères ou parce que les dialogues n’étaient pas pratiques, ou encore à cause de la façon dont l’application était faite.

C’était de plus en plus difficile pour moi de conserver ma motivation, et j’ai même pensé abandonner mais c’est à ce moment là que je suis tombée par hasard sur l’application de MosaLingua. Avec toutes mes expériences précédentes, j’ai vite vu la grande différence. J’ai suivi les conseils qu’on m’envoyait régulièrement. C’est là que j’ai fait des progrès radicaux. Je me suis faite une liste pour ancrer de nouvelles habitudes : lire, chanter, écrire, pratiquer le vocabulaire, échanger avec des partenaires linguistiques, écouter 10 minutes d’un film au moins.

Maintenant je n’ai plus besoin de liste, j’y pense facilement et je consacre environ ½ heure à une heure par jour.

L’important pour moi c’est que ce soit fun. J’aime écouter la musique cubaine, latino et même si je ne comprends pas tout, j’habitue mon oreille. Je vois plus mes progrès quand j’échange avec un de mes amis du Venezuela ou d’Argentine.

 

Tu converses beaucoup avec des gens du monde entiers.  Comment cela s’est passé pour toi ?
Ha ha ha,  non pas tant que ça. Au début ça n’a pas été évident de me lancer pour parler avec quelqu’un que je ne connaissais pas. Je remettais toujours à plus tard. Finalement je me suis jetée à l’eau avec Speaky. J’ai essayé avec différentes personnes et la gêne a disparu. Je sélectionne de préférence des hispanophones qui veulent apprendre le français et dans un fuseau horaire proche du mien.

 

MER ESPAGNE

 

Et aujourd’hui, tu en es où avec ton cercle d’amis internationaux ?
Au début je me suis un peu emballée, et j’ai réalisé que je n’avais pas assez de temps pour gérer tout le monde. Je préfère maintenant garder un contact régulier avec 2 à 3 personnes. On se parle 1 à 2 fois semaine. Je refais de nouvelles tentatives sur Speaky quand ça devient trop compliqué de rester en contact avec une personne.

 

Enfin, quels sont tes conseils pour nos lecteurs qui souhaitent suivre ton exemple ?
Si la motivation baisse, il faut se demander pourquoi et chercher la source du problème. Pour moi ce fut de diversifier mon apprentissage et que çe ne soit pas une corvée mais amusant à faire. La liste quotidienne à cocher m’a beaucoup aidée. Ça peut aussi aider d’avoir un voyage à l’horizon.

Par le passé j’ai participé à un groupe de rencontre linguistiques. Je l’ai fait durant 3 ans pour l’anglais. On se rencontrait tous les mardis soir dans un café, je me suis fait de bons amis à travers ça. Je suis toujours aux aguets pour l’espagnol.

 

Merci encore Rebecca pour tes réponses, et bonne chance pour la suite ! 🙂

 

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