Partir à l’étranger : destinations, bourses et autres préparations

Beaucoup considèrent que partir à l’étranger est une chance. N’avez-vous jamais entendu, avant un grand voyage, quelqu’un de votre entourage vous dire : « tu as de la chance de pouvoir faire ça » ? Personnellement, je ne considère pas que c’est une chance. Du moins, il me semble qu’il s’agit davantage d’une chance que l’on se donne. Tout le monde a la possibilité -à un moment de sa vie, j’entends- de partir à l’étranger. Pour les études, pour travailler, pour juste voyager.

Dans cet article, nous allons revenir sur toutes les occasions qui vous permettront peut-être un jour d’avoir « la chance » de partir à l’étranger.

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Partir à l’étranger, oui, mais pourquoi ?

Partir à l’étranger est une chose. Partir en ayant un projet en est une autre. Retour ici sur trois raisons de partir à l’étranger : pour étudier, pour travailler ou pour tout simplement faire un beau voyage (à moindre frais).

Pour étudier

  • Dans le cadre d’un échange universitaire… en Europe : vous pouvez partir grâce au programme d’échange Erasmus+ qui vous permet d’étudier 6 mois à 1 an dans une université d’Europe sans payer les frais universitaires (sauf les vôtres en France) et en bénéficiant d’une bourse. La bourse Erasmus+ est versée automatiquement, et son montant varie selon le coût de la vie dans le pays d’accueil (entre 150 € et 300 € par mois). Le programme Erasmus+ vous donne droit à d’autres aides à la mobilité des collectivités territoriales : à vous de vous renseigner auprès notamment de votre région.
    A noter : depuis peu, le programme Erasmus+ (qui a remplacé Erasmus) permet aux étudiants de partir ainsi qu’aux enseignants, au personnel universitaire ou aux animateurs socio-éducatifs. A découvrir sur le site Erasmus+.
  • Dans le cadre d’un échange universitaire… hors Europe. Malheureusement, vous devrez bien souvent payer les frais d’inscription dans l’université choisie. Des frais qui peuvent être élevés en fonction du pays d’accueil. Mais là encore, il existe des aides à la mobilité rattachées à votre région ou rattachées au pays d’accueil.
    Le programme Crepuq par exemple vous aide à partir étudier au Canada ; la bourse Fullbright quant à elle vous permet de partir étudier dans une université des Etats-Unis. Les conditions d’accès ne sont pas toujours évidentes… Mais avec un peu de motivation, de renseignements, d’aide de vos professeurs, il n’y a pas de raison d’échouer. A vous de vous renseigner et d’entamer les démarches.

partir à l'étranger : pour étudier

 

  • Faire un stage à l’étranger : dans le cadre de vos études, vous pouvez être amenés à faire un stage. Pourquoi ne pas tenter l’expérience à l’étranger ? Bien sûr, la condition sine qua non pour faire un stage à l’étranger est de maîtriser (un minimum) la langue du pays d’accueil. Pour cela, vous savez que des méthodes existent.
    Pour le reste, vous pouvez 1. vous renseigner sur le programme Leonardo qui vous aide justement à effectuer un stage à l’étranger dans les pays d’Europe
    2. vous renseigner auprès du bureau des stages de votre établissement. S’ils n’ont pas d’offres de stage à vous proposer, ils auront peut-être des contacts d’entreprises à l’étranger qui ont déjà reçu des stagiaires
    3. contacter directement des entreprises françaises implantées en dehors de la France
    A noter : les stages à l’étranger ne sont pas toujours rémunérés. Mais là encore vous pouvez vous renseigner quant aux aides à la mobilité proprosées par les collectivités territoriales. Elles encadrent également les stages à l’étranger.

 

Pour travailler

Vous souhaitez vous exporter, et travailler à l’étranger ? Dans ce cas-là, on ne va pas se mentir : votre priorité est de trouver un job. Car penser que vous pouvez partir, emmener toute votre famille, vos affaires, votre vie finalement, et trouver un job sur place… Comment dire ? C’est risqué. Ou ultra courageux. Sachant qu’en fonction des destinations, l’obtention d’une autorisation pour travailler sur le territoire ne sera pas aussi facile que d’obtenir un billet d’avion. Heureusement, des tas d’opportunités vous permettent de trouver un job, ou du moins une piste de boulot, avant même de faire vos bagages. Voyons voir :

  • Le VIE ou le Volontariat International en Entreprise – qui, entre nous, n’a souvent rien à voir avec un volontariat puisque vous avez généralement droit à une rémunération – proportionnelle au coût de la vie dans le pays d’accueil, une aide au logement voire un billet d’avion.
    L’idée du VIE, c’est de travailler pour une entreprise française à l’étranger pour une période qui peut varier de 6 à 24 mois. Un programme réservé aux moins de 28 ans. A noter : les places sont RARES. Il peut être difficile, long et fastidieux – pas de trouver – mais de décrocher une place ! Pour augmenter vos chances, je vous conseille de scruter régulièrement (tous les jours) les offres de VIE sur leur site Internet pour trouver celle qui vous correspond PARFAITEMENT (intitulé du poste, expérience, missions, etc.).
  • Le Working Holiday Visa (WHV) aussi connu sous les noms de Permis Vacances Travail (PVT) ou Visa Vacances Travail (VVT). Il s’agit tout simplement d’un visa grâce auquel vous pourrez travailler tout en voyageant (ou de voyager tout en travaillant) pendant une année dans un pays partenaire. Pays partenaires ? Au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Argentine, au Japon, en Corée du Sud, à Taïwan, à Hong Kong, au Chili, en Colombie, au Brésil (pas encore en vigueur), au Mexique, en Uruguay, en Belgique ou en Russie. Liste susceptible de s’allonger… car elle s’allonge chaque année.
    Le PVT vous permet ainsi de travailler légalement dans un pays pendant 1 à 2 ans, selon destination, et de vous déplacer librement. Les frais, liés à la constitution du dossier et au voyage, ainsi que les quotas dépendent des pays. Tout comme les démarches à effectuer pour avoir la chance de partir. En effet, pour le Canada, l’inscription se fait en ligne tandis que pour l’Argentine par exemple (où j’ai eu « la chance » de partir) il faut constituer un dossier papier à déposer ensuite à l’ambassade d’Argentine à Paris 30 jours avant le départ… L’idée est bien sûr de bien se renseigner quant aux démarches à effectuer ainsi qu’aux conditions nécessaires pour prétendre à un PVT – âge limite, 30 ans ! Mais le PVT peut être une formidable opportunité pour vivre, voyager et travailler à l’étranger.

Partir à l'étranger : pour voyager

 

  • Trouver un poste en Europe : et là, pas besoin de visa !
    Vous pouvez par exemple répondre à certaines offres disponibles sur le site de pôle emploi international (missions en Europe et hors Europe). Vous pouvez aussi tenter de répondre à des offres d’emplois sur des sites étrangers directement. Seule nécessité ? Parler un minimum la langue pour décrocher le poste.
  • Etre fille ou garçon au pair : voici une des solutions les plus faciles et les moins coûteuses pour partir à l’étranger avec un boulot. Le principe : vous partez vivre dans une famille, à l’étranger, qui vous loge et vous nourrit en contrepartie de garder -et d’éduquer- leurs enfants. Seule contrainte ? Partir pour une destination où vous n’aurez pas de soucis avec les visas…

 

Pour voyager

En voilà une bonne raison. Cependant, quitter la France et partir à l’étranger juste pour découvrir le Monde… il vous faudra quelques économies de côté. Bien sûr, vous pouvez choisir votre destination en fonction de votre budget (les petits budgets préfèreront les pays d’Asie aux pays d’Amérique du Nord par exemple). Mais entre le billet d’avion, les déplacements en interne, la nourriture et les logements : tout ceci demande un minimum d’économies, quel que soit le pays / les pays ciblés.

Une fois sur place, vous avez cependant la possibilité de voyager à moindres frais. Comment ?

  • WWOOfing, Helpx et autres sites communautaires.
    Ces plateformes sont pour moi une véritable révolution : ils vous permettent de trouver un petit job dans une entreprise, chez l’habitant ou chez un agriculteur, en contrepartie d’un logement et de nourriture. L’expérience n’est pas rémunérée mais elle est extrêmement enrichissante : vous êtes véritablement immergé dans la culture du pays d’accueil, tout en apprenant de vos hôtes (sur leurs méthodes de travail, leur mode de vie, etc.). Le site WWOOf est orienté agriculture. Le site Helpx regroupe différents types de structures telles que des auberges de jeunesse ou des entreprises agricoles. En adhérant à la communauté, moyennant une petite somme, vous aurez accès à une liste de structures, par pays. Pour autant, la liste est bien remplie et vous trouverez facilement un hôte / employeur.

 

Infos pratiques : à quoi penser avant de partir ?

Juste pour rappel, voici les choses auxquelles vous devrez obligatoirement penser en planifiant votre départ à l’étranger.

  • une assurance santé à l’internationale : important pour être couvert à l’étranger. Certains programmes, tels que le PVT obligent les voyageurs à souscrire à une assurance pour pouvoir partir.
  • un visa : avez-vous besoin d’un visa ? à quel prix ? comment l’obtenir ?
    La question du visa est primordiale car, mise à part pour le PVT, aucune des opportunités citées ci-dessus inclut l’obtention d’un visa automatique. Disons que vous pouvez trouver un stage aux Etats-Unis, et c’est cool. Mais après avoir obtenu votre stage, vous devrez obtenir votre visa… et ça, c’est plus compliqué. Renseignez-vous bien sur les destinations avec visas.
  • une langue… Eh oui. Même si l’apprentissage de la langue est parfois une des raisons pour lesquelles on souhaite partir, il me semble essentiel de connaître un minimum la langue du pays d’accueil avant de s’envoler vers l’inconnu. Ne serait-ce que pour se repérer ou pour demander de l’aide, justement, sur son chemin à des locaux.
    Besoin d’un coup de pouce ? N’hésitez pas à télécharger nos guides de conversation gratuits. Histoire de connaître les bases de la langue (bonjour, au revoir, merci !)

 

J’espère qu’après lecture de cet article, vous saisirez votre « chance » pour partir à l’étranger. Vous revenez justement d’un séjour à l’étranger ? Vous y êtes encore ? N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience dans les commentaires.

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