Je viens de finir un livre que j’ai trouvé passionnant « Don’t speak English, Parlez globish® » de Jean-Paul Nerrière :

Remarque : le lien présenté ici est un lien affilié. L’achat de ce livre par l’intermédiaire de ce lien ne vous reviendra pas plus cher, mais une petite commission sera versée à l’association Verdamillo (http://verdamilio.info) dont je fais partie. L’association Verdamillo promeut entre autres la solidarité, l’éducation, l’environnement et le développement durable.
L’auteur, diplômé de l’école Centrale de Paris, puis commissaire de la marine a fait une brillante carrière dans l’industrie. Il a été successivement vice-président d’IBM Europe puis d’IBM USA. Autant vous dire qu’il a eu le temps au cours de sa carrière d’améliorer sa communication à l’internationale.
Le terme globish® est une marque déposée, j’espère que je peux quand même en parler, car j’ai beaucoup apprécié ce livre ! (l’auteur prêche pour la diffusion du globish dans le monde, donc je ne comprends pas pourquoi il a voulu déposer le terme globish, c’est assurément un frein à sa diffusion).
Le livre fait 287 pages, et se lis très facilement, il est écrit dans un très bon français, avec un vocabulaire soigneusement choisi. Il est aussi truffé d’anecdotes personnelles ou historiques très intéressantes.
J’aimerais donc vous parler un peu de ce livre, car nous travaillons depuis des mois pour sortir une nouvelle application MosaLingua pour apprendre l’anglais qui sera disponible en septembre, et qui s’inspire de certains principes énoncés dans ce livre.
Voici donc un petit résumé du livre (en 3 parties), qui je l’espère vous donnera envie d’en savoir plus et de l’acheter :
Partie 1 : Le globish (global english), ou pourquoi nous sommes avantagés par rapport aux anglophones pour la communication internationale en anglais
Partie 2 : Comment parler l’anglais globish pour se faire comprendre à l’international ? (l’accent et les différents trucs et astuces pour s’exprimer)
Partie 3 : Comment apprendre l’anglais globish ? Les méthodes les plus rapides pour parler l’anglais international

L’anglais, la langue de référence pour la communication internationale

Historiquement, nous avons toujours cherché à communiquer avec nos voisins, aujourd’hui, c’est encore plus indispensable dans notre société mondialisée.
Il existe de nombreuses tentatives de création de langues communes, construites explicitement pour être très faciles à apprendre. L’esperanto est l’exemple le plus connu, c’est une langue construite de toutes pièces pour la communication internationale, très logique, très facile à apprendre (1 mois peut suffire), elle connait une communauté très active.
Une version de MosaLingua pour l’esperanto est en cours de conception. Elle sera gratuite ou très peu chère pour promouvoir sa diffusion. Par contre, la date de sortie n’est pas définie.
Mais l’anglais s’est imposé comme la langue de communication internationale, et à une échelle qui jusque-là n’avait jamais été atteinte par un autre langage. Il y a quelques années, ceux qui maîtrisaient l’anglais avaient un avantage sur ceux qui ne le maitrisaient pas. Maintenant, on est passé au cran supérieur, ceux qui ne maitrisent pas l’anglais sont fortement pénalisés. C’est peut-être injuste, car cela donne un avantage concurrentiel énorme aux anglophones, et l’anglais est loin d’être la langue la plus facile à apprendre pour la majorité du monde. Nous, les Français, avons bien du mal à la maitriser, mais nous ne sommes pas les seuls, les Chinois ou les Japonais ont aussi toute les peines du monde à l’apprendre, car l’anglais est une langue bien différente de la leur.

L’anglais, une langue plutôt difficile

L’anglais est donc une langue plutôt difficile, elle possède un vocabulaire très riche : plus de 600 000 mots dans le Oxford English Dictionnary, alors que notre Littré Français possède 80 000 mots pour le français (mais bon après vérification, certaines sources annoncent un nombre de mots équivalent pour le français). Dans tous ces mots, beaucoup sont superflus. Par exemple, l’anglais utilise des mots différents pour parler des animaux, selon qu’ils sont vivants ou dans notre assiette (pig/pork, ox/beef, sheep/mutton etc.).
La prononciation est aussi difficile, et il n’y a pas un anglais commun, mais environ 18 anglais différents, avec des variantes de mots, d’accents et de grammaire. La langue anglaise n’a pas d’autorité (comme l’Académie française) pour réguler l’évolution de la langue, donc elle évolue rapidement, mais un peu dans tous les sens.
Remarque: le français est aussi difficile, ma copine femme (j’ai du mal à m’y habituer 😉 qui n’est pas française, me demande souvent d’expliquer certaines règles de français qui paraissent absurdes, et je suis bien souvent incapable de lui expliquer 😉

L’avantage que nous avons sur les anglophones natifs

À première vu, on pourrait penser que les Anglais ont un avantage énorme sur nous, leur langue est devenue la langue internationale, ils n’ont pas besoin de l’apprendre ni de faire de couteuses traductions.
Mais en fait, cet avantage n’est pas si important que ça.
L’auteur nous présente une anecdote qui a été je suis sure vécu par la plupart des gens qui ont travaillé dans une multinationale (je l’ai vécu également plusieurs fois) :
Lors d’une réunion en anglais avec des intervenants dont l’anglais n’est pas la langue maternelle, tout le monde se comprend correctement dans un anglais plutôt basique, mais efficace. Mais lorsque des anglophones natifs se mêlent à la conversation, les échanges diminuent, la compréhension est moindre et plus personne n’ose s’exprimer, de peur de faire des fautes et d’être ridicule.
En fait, les anglophones ont beaucoup plus de mal à se faire comprendre par des non-anglophones, car ils ont un anglais trop riche et ne sont souvent pas habitués à parler avec des étrangers (reformulation, expression simple, etc.).
Heuresement, les anglophones natifs sont largement minoritaires (seulement 12% de la population mondiale), et l’anglais actuel, utilisé sur internet ou dans le commerce international n’a plus grand-chose à voir avec l’anglais de Shakespeare (ou même celui qu’on essaye tant bien que mal de nous apprendre à l’école). C’est devenu une langue utilitaire, technique, sans style et sommaire. Cette langue n’est pas destinée à la culture, ni à l’écriture de roman littéraire, elle est juste destinée à être efficace pour les communications mondiales.
Jean-Paul Nerrière a donc proposé le mot globish (contraction de global english) pour cette nouvelle langue.

Le globish, 1500 mots seulement pour communiquer efficacement

Le globish est un anglais tout se qu’il y a de plus correcte, il est juste épuré et plus concentré. Un des principes le plus importants en globish est de ne comporter que 1500 mots (judicieusement choisie) qui permettent de s’exprimer sans problème. Si on utilise plus de mots, on risque de perdre la compréhension d’une grande majorité de la population mondiale.
Remarque: le globish n’est pas la seule appellation de l’anglais simplifié, il existe également l’Anglais allégé, Simple english, Basic english, Franglish, International english
Avec seulement 1500 mots, il est parfaitement possible de communiquer sans problèmes (850 mots peuvent même suffire). Parfois, il sera peut-être nécessaire de faire une phrase un peu plus longue pour exprimer toute la finesse d’un propos, mais qu’importe, l’essentiel est de se faire comprendre.
Et ces 1500 mots peuvent être combinées ensemble pour obtenir d’autres mots (ex. back-door, dream-team etc.) ou alors déclinés en plusieurs formes (to teach – teacher, nice-nicer-nicest etc.), ce qui peut faire monter le chiffre à 3500 mots. Sans compter les très nombreux mots français qui sont intégrés dans la langue anglaise (pacifiste, panorama, panic, etc.) et inversement (feeling, patch, parking, etc.).
Remarque : apprendre et mémoriser durablement ces 1500 mots est un jeu d’enfant. Grâce aux méthodes modernes

Icon AppStore MosaLingua Anglais

demémorisation et à l’apprentissage assisté par ordinateur comme le Système de Répétition Espacé de MosaLingua, la mémorisation de ces 1500 mots est une affaire de quelques mois, à raison de 10 minutes par jour. MosaLingua English (sortie mi-septembre) contient bien sûr ces 1500 mots, complétés par plus de 1000 cartes composées de vocabulaire plus spécialisé et de phrases communes et utiles soigneusement choisies pour l’utilité de leurs structures grammaticale.
La semaine prochaine, je publierais la suite de cet article qui parlera des techniques pour parler anglais et se faire comprendre dans un contexte international.
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Partie 1 : Le globish (global english), ou pourquoi nous sommes avantagés par rapport aux anglophones pour la communication internationale en anglais
à venir :
Partie 2 : Comment parler l’anglais globish pour se faire comprendre à l’international ? (l’accent et les différents trucs et astuces pour s’exprimer)
Partie 3 : Comment apprendre l’anglais globish ? Les méthodes les plus rapides pour parler l’anglais international